A propos des auteurs
Quatrième de couverture de l’ouvrage
Se basant sur leur expérience en consultation, elles ont choisi de réunir les 38 questions qui leur étaient le plus souvent posées pour leur apporter des réponses fondées scientifiquement. Ce faisant, elles fournissent au lecteur des repères clairs sur lesquels s’appuyer pour mieux comprendre le haut potentiel. À travers celles-ci se dessine également une démarche novatrice dans le suivi et la compréhension des personnes à haut potentiel et de leurs besoins
Catherine Cuche et Sophie Brasseur sont toutes deux docteures en sciences psychologiques (UCLouvain). Elles enseignent en hautes écoles ainsi qu’à l’université en Belgique. Auteures de nombreux articles scientifiques, elles ont contribué à des ouvrages clefs sur le sujet et participent à des recherches internationales. Ce parcours académique est complété par une expérience de terrain de plus de 15 ans où elles accompagnent en consultation des enfants et des adultes a haut potentiel. Complémentaires, elles affirment dans cet ouvrage leurs domaines d’expertise. Sophie Brasseur est spécialiste de la gestion des émotions et de leur impact dans l’apprentissage Catherine Cuche travaille en particulier sur l’estime de soi, les représentations liées au haut potentiel et leurs impacts dans la dynamique familiale
Préface écrite par le professeur Jacques Grégoire.
Deux extraits de l’ouvrage pour attiser votre curiosité !
Extrait (Chapitre 2, page 59)
” 9.Le haut potentiel est-il génétique ?
| Réponse brève : En partie. Tout comme l’intelligence en général, le haut
potentiel repose à la fois sur des éléments génétiques et est influencé par l’environnement. Certains gènes spécifiques ont pu être identifiés, mais ils n’expliquent qu’une très petite partie de la variation des capacités intellectuelles. Les recherches sur le sujet se poursuivent. |
Lors de consultations autour de la question du haut potentiel, il est fréquent que soit rapportée la présence d’autres personnes ayant égale- ment un haut potentiel dans la famille. Parfois, il arrive que l’ensemble des membres d’une famille soit concerné, chacun présentant bien entendu son propre profil. D’autres fois, les parents découvrent qu’ils ont un haut potentiel suite à une démarche d’identification réalisée pour leur enfant, se reconnaissant dans ce qui est mis en avant de leur fonctionnement. Même si ces situations sont fréquentes et semblent souligner une origine génétique, on pourrait tout aussi bien attribuer cette fréquence à un effet de l’environnement puisque les personnes d’une même famille partagent le même contexte de vie.
La réponse à la question posée ici est donc indissociable de la question 10 (« L’éducation et le milieu dans lequel on vit influencent-ils le haut potentiel ? »). Toutes deux constituent les deux faces d’une même pièce, celle de l’essence de l’intelligence. Le fait de savoir si celle-ci – et donc le haut potentiel intellectuel est d’origine acquise ou innée est un débat qui divise les scientifiques depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui, on sait que la vraie question n’est plus de statuer sur une influence globale (gènes versus environnement) puisque les études ont maintes fois prouvé qu’elle est double (gènes et environnement). L’enjeu actuel dans le domaine de la génétique est de pouvoir quantifier dans quelle proportion et par quel biais (quels gènes précis) se réalise cette influence (pour une revue de la littérature actualisée à ce sujet voir Gauvrit, 2014) “.
Extrait (Chapitre 6, page 155)
” Dans les médias, on évoque souvent des chiffres alarmants concernant les difficultés scolaires que rencontrent les jeunes à haut potentiel : « 70% des surdoués sont en échec scolaire », titrait par exemple un quotidien récemment… de quoi en effrayer plus d’un. Certains parents en arrivent même à penser que, s’ils ont un enfant à haut potentiel qui est bien à l’école, ils ne peuvent s’en réjouir car ils doivent s’attendre à des difficultés dans l’avenir. S’il est vrai qu’il y a, comme dans la population générale, plus de chances qu’il présente des difficultés scolaires dans le secondaire (collège et lycée) plutôt que dans le primaire, ce risque est-il spécialement accru au sein de la population à haut potentiel ? À l’opposé, on retrouve également dans les croyances populaires l’idée selon laquelle, si l’on présente un haut potentiel, on ne peut que réussir facilement et très bien à l’école. Mais au-delà de ces représentations stéréotypées, qu’en est-il vraiment des difficultés scolaires dans la population des personnes à haut potentiel ?
Sur les sites Internet dédiés au haut potentiel ou dans les livres à destination du grand public, les pourcentages de difficultés scolaires relatés varient de 30 à 70 %, avec une moyenne fréquemment évoquée autour des 50 %, autant dire qu’il y en a pour tous les goûts… Le chercheur français Pierre Vrignaud qui a étudié cette question en profondeur invite à considérer ces chiffres avec prudence. On peut se demander d’où viennent de telles différences “.
La table des matières de l’ouvrage
- Quelles sont les caractéristiques du haut potentiel ?
- Y a-t-il beaucoup de personnes à haut potentiel ?
- Haut potentiel, surdoué, intellectuellement précoce, zèbre, tous ces vocables évoquent-ils la même chose ?
- Est-ce un effet de mode ?
- Existe-t-il différents types de haut potentiel ?
- Encart – Haut potentiel ou zone(s) de haute potentialité ?
- Quelles sont les théories à la base du haut potentiel ?
- Quel modèle théorique choisir ?
- Comment définir le haut potentiel ?
- Encart – Illustration de l’usage du MSHPI
Chapitre II – Origine et développement
- Le haut potentiel est-il génétique ?
- L’éducation et le milieu dans lequel on vit influencent-ils le haut potentiel ?
- 11 Est-il possible de développer un haut potentiel avec beaucoup de stimulation ?
- Encart – Lecture précoce : attention à ne pas surestimer l’effet de l’environnement
- Peut-on avoir été diagnostiqué à haut potentiel et puis ne plus l’être ?
- Encart – Le haut potentiel dans une vie
- Les personnes à haut potentiel ont-elles un cerveau qui fonctionne différemment ?
Chapitre III – Reconnaître et identifier le haut potentiel
- Peut-on parler de diagnostic ?
- À quel âge peut-on identifier le haut potentiel ?
- Faut-il identifier le haut potentiel de manière systématique ?
- Encart – Principaux motifs de consultation et d’identification du haut potentiel selon les périodes de la vie
- Existe-t-il des caractéristiques qui peuvent aider à les identifier ?
- À partir de quand peut-on dire qu’une personne a un haut potentiel ?
- Le QI est-il le seul moyen d’identifier le haut potentiel ?
- Est-ce risqué de donner le chiffre de QI à l’issue de l’identification ?
- Faut-il dire à l’enfant qu’il est à haut potentiel ?
- Encart – Questions repères pour explorer les représentations de chacun
- Encart – Comment transmettre les conclusions d’une évaluation intellectuelle ?
- Les personnes à haut potentiel sont-elles hypersensibles ?
- Encart – Points de repère sur l’ hypersensibilité
- Les personnes à haut potentiel sont-elles toutes perfectionnistes ?
- Les personnes à haut potentiel ont-elles plus de difficultés au niveau émotionnel ?
- Encart – La personne à haut potentiel face à ses émotions
- Les personnes à haut potentiel ont-elles un sens moral plus développé ?
- Le haut potentiel a-t-il un impact sur les relations sociales ? 125
- Le haut potentiel est-il un cadeau ou un fardeau ?
- Existe-t-il des troubles plus fréquents au sein de cette population ?
Chapitre V – Rapport à la norme et image de soi
- En quoi une personne à haut potentiel est-elle différente ?
- Les personnes à haut potentiel se rendent-elles compte de leur particularité ?
- Les personnes à haut potentiel se comparent-elles aux autres ?
- Quelle est leur estime de soi ?
Chapitre VI – Haut potentiel et apprentissages
- Les jeunes à haut potentiel ont-ils souvent des difficultés scolaires ?
- Comment peut-on échouer à l’école alors que l’on a un haut potentiel ?
- Encart – Erreurs d’évaluation et fausses croyances à débusquer
- Les personnes à haut potentiel s’appuient-elles sur un type de raisonnement particulier pour apprendre ?
- Existe-t-il un enseignement plus adapté aux personnes à haut potentiel ?
- Encart – Lorsque l’identification du haut potentiel peut être mise au service des enseignants
- Comment susciter l’intérêt des enfants à haut potentiel à l’école ?
- Est-ce une bonne solution de faire sauter une classe à un élève à haut potentiel ?
- Encart – Quelle décision prendre par rapport au saut de classe de Marion, 7 ans ?
Conclusion
Bibliographie
Table des matières
Notre avis à propos de cet ouvrage
A qui est-il destiné ?
Tout le monde !
Validité scientifique du contenu
Facilité de lecture
Méthode d'évaluation de la validité scientifique
- 5/5 = la totalité du contenu découle d’études scientifiquement validées
- 3/5 = la moitié du contenu découle d’études scientifiquement validées
- 1/5 = l’entièreté du contenu s’appuie sur le ressenti / les impressions de l’auteur
Les autrices font dialoguer considérations anciennes et actualité de la recherche, notamment pour « débunker » de nombreuses idées reçues sur le haut potentiel. Des encarts présentent aussi des vignettes cliniques complètes et concrètes, et des schémas éclairant émaillent. Les références scientifiques sont explicites, l’ouvrage s’appuie sur un fond solide et l’orientation clinique de l’ouvrage est explicitement justifiée par les deux docteures en psychologie.
Il est dommage qu’il n’ait pas fait l’objet d’une réédition pour actualiser certaines réponses aux questions et que les vignettes cliniques prennent parfois le dessus, mais les chapitres courts vont droit au but et sont aisément accessibles aux psychologues, aux parents concernés mais aussi aux enseignant·es.
Fiche rédigée par Thomas Gargallo
Éditée par Anaelle Camarda
Où trouver le bouquin ?
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